Nous avons repéré pour vous
|
executive Training Programme
Si vous correspondez aux critères de sélection et que vous voulez suivre une formation de haut niveau, n'hésitez pas à ouvrir le lien ci-dessous
heureuxquicommeulysse.viabloga.com/files//executive_training_programme.pdf
www.etp.org
Ces programmes sont soutenus par la Commission européenne (qui alloue 24000 euros!) et par la Chambre de Commerce et d'Industrie.
Françoise Menou
Heureuxquicommeulysse souhaite une très bonne année 2008 à ses lecteurs ! Tous nos voeux de bonheur et de succès, partout où vous serez dans le monde ...
L'occasion pour nous de faire le point sur l'année qui vient de s'écouler . En 2007 , 65000 visiteurs ont consulté 165300 pages. Ce chiffre est en croissance constante puisque entre janvier et décembre 2007 , nous avons démarré à 3000 visiteurs par mois , pour finir l'année sur un rythme de 10000 visiteurs par mois. Nous espérons que cette tendance se confirmera en 2008 !
Le temps nous manque parfois pour développer tous les sujets qui nous interpellent en matière de mobilité internationale.Nous avons de nombreux projets dans nos cartons et espérons pouvoir vous en faire profiter en 2008.
Le temps nous manque aussi pour répondre aux questions de tous nos lecteurs. Certaines apparaissent sur ce site, la plupart nous sont envoyées par mail. Elles mettent en évidence un besoin important d'information , en particulier en matière fiscale et en matière de contrat de travail. Chaque cas est unique, et il est difficile de proposer une réponse standard applicable à tout le monde (diversité des situations familiales, patrimoniales, professionnelles, diversité des pays de destination...). Certains cas nécessitent la consultation d'un spécialiste : l'analyse complète d'une situation mérite plus qu'un échange de mail , ce serait malhonnête de prétendre le contraire, et très risqué pour le demandeur...
En outre, nous ne pouvons pas assumer la mission d'un service public, pour des raisons économiques personnelles évidentes ! Au delà d'un certain temps de réponse nécessaire, ou au delà d'un certain volume de courrier, il ne nous est plus possible de traiter (gratuitement de surcroît) toutes les questions posées...Nous espérons que nos lecteurs le comprendront !
Dans de nombreux cas, nos lecteurs pourraient trouver -en théorie- les réponses cherchées auprès des services administratifs spécialisés. Mais...ils ne savent pas toujours à qui s'adresser , et de plus ces services sont parfois difficilement accessibles : lignes téléphoniques saturées (sans parler des numéros spéciaux inaccessibles depuis l'étranger ...un comble!), interlocuteurs pas toujours compétents, hyper-centralisation parisienne...
Nous consultons souvent les forums d'expatriés. Partout, nous retrouvons des interrogations similaires (mais qui nécessitent chacune un traitement particulier!) et presque partout , nous constatons une insuffisance de réponses, même sur les forums des sites très riches et très bien documentés comme celui de la MFE (www.mfe.org) . Les expatriés y posent des questions techniques. La plupart du temps elles restent sans réponse. Parfois elles font l'objet de réponses fantaisistes et/ou contradictoires.Enfin très rarement (miracle !) elles sont résolues par des personnes qui semblent spécialistes du sujet et font des réponses très complètes et très documentées. Mais comment s'y retrouver ?
En principe , les salariés devraient pouvoir trouver auprès de leur entreprise la réponse à la plupart de leurs questions . Hélas c'est loin d'être toujours le cas , ce qui montre que le besoin de formation est important dans ce domaine.
Mais pour les autres expatriés - retraités, créateurs, étudiants, personnes négociant directement un contrat local- il faut se débattre seul dans le maquis des complications administratives et des différentes juridictions. Pas toujours facile...
Nous espérons contribuer, même modestement, à cette recherche d'informations. Alors si vous avez des idées ou des suggestions pour 2008 , n'hésitez pas à nous en faire part !
Qu'en est-il de la gratuité des frais de scolarité?
En 2007 la gratuité concerne les classes de terminale. En 2008 et 2009, s’y ajouteront les classes de seconde et première.
Le débat étant devenu assez politique, je préfère vous renvoyer vers diverses sources.
Ceux qui veulent connaître le dispositif effectivement mis en place pour l’aide à la scolarité des enfants français en terminale : voir le site de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger)
Bonne lecture à tous,
Françoise Menou
Check- list à l'intention des petits (et grands) expatriés
En provenance de l'ISB (International School of Brussels), voici une petite liste qui circule en ce moment dans les écoles internationales. Parce que les enfants et adolescents expatriés(ainsi que leurs parents) ont parfois du mal à interpréter les sentiments contadictoires qui les animent quand ils sont loin de chez eux (et parfois inquiets à l'idée d'y revenir). Le trait paraît parfois un peu caricatural (car traité sur un ton humoristique), mais sonne particulièrement juste. C'est en anglais, mais d'un niveau très accessible à nos lecteurs voyageurs et polyglottes.
You know you went to an International school when...
1) You can't answer the question: "Where are you from?" 2) You speak two (or more) languages but can't spell in any of them. 3) You flew before you could walk. 4) You have a passport, but no driver's license. 5) You run into someone you know at every airport 6) You have a time zone map next to your telephone. 7) Your life story uses the phrase "Then we went to..." five times (or six, or seven times...). 8) You speak with authority on the quality of airline travel. 9) National Geographic (OR THE TRAVEL CHANNEL) makes you homesick. 10) You read the international section before the comics. 11) You live at school, work in the tropics, and go home for vacation. 12) You don't know where home is. 13) You sort your friends by continent. 14) Your second major is in a foreign language you already speak. 15) You realize it really is a small world, after all. 16) You feel that multiple passports would be appropriate. 17) You watch a movie set in a 'foreign country', and you know what the nationals are really saying into the camera. 18) Rain on a tile patio - or a corrugated metal roof - is one of the most wonderful sounds in the world. 19) You haggle with the checkout clerk for a lower price. 20) Your wardrobe can only handle two seasons: wet and dry. 21) Your high school memories include those days that school was canceled due to tear gas, riots, demonstrations, or bomb threats. 22) You get back to the states and serously cannot remember the currency exchange 23) You think VISA is a document stamped in your passport, and not a plastic card you carry in your wallet. 24) You automatically take off your shoes as soon as you get home. 25) Your dorm room/apartment/living room looks a little like a museum with all the "exotic" things you have around. 26) Half of your phone calls are unintelligible to those around you. 27) You go to Pizza Hut or Wendy's and you wonder why there's no chili sauce. 28) You know the geography of the rest of the world, but you don't know the geography of your own country. 29) You have best friends in 5 different countries. 30) It takes 24 hours to reach home in a plane 31) You can only call your parents at 8am and 8pm 32) You never really use a seatbelt 33) School trips meant going to a different country 34) Your high school football team had to play against itself.. if it had one 35) When you were in middle school you could walk into a bar and order a drink without being questioned 36) You got sick a lot and often had food poisoning 37) It wasn't unusual to find a lizard or cockroach in your house 38) You got to go home twice a year ...thats if you're lucky 39) Home almost felt like a museum 40) You are a pro packer, or at least have done it many times 41) Living out of a suitcase, you find, has it pros 42) You bump into your old teachers all the time 43) Family photos you sent every year took months to arrive and often were in front of some exotic statue or endangered animal no one has heard of 44) Your check from your parents takes a month to reach you 45) Talking to your school office and getting signatures from your parents is a week-long event 46) When you return to the States you are overwhelmed with the number of choices in a grocery store ( I stood by the chocolate syrup for about 20 min. because there was a whole row) 47) You literally have real friends (not facebook friends) from different schools all over the nation on your friends list 48) Everyone had a 'staff'; maid, house cleaner, driver and babysitter 49) Most of the 1st graders have cell phones 50) You get excited when a relative sends a video tape of regular TV with commercials.. its in ENGLISH! 51) There was only one grocery store.. usually at the embassy that resembled the ones at home. 52) Once you get home you miss your adopted home and visa versa 53) You are never content in one place, be it city, state or country for long. You're a mover. 54) You never had a job until you reached college 55) Blackouts are quite common, yet after a while no one seemed to notice and sometimes you would find yourself doing homework to the light of your phone or flashlight 56) Class reunions.. are not at your old school.. not even close 57) Police, imported from a different country, guard your school...carrying machine guns 58) you know everyone else in this group, because he/she went to school with one of your friends 59) Your passport has more stamps than a post office 60) When the power cuts out and you sit there wondering when the generator is going to kick on... only then you realize there is no generator 61) When you carry converters because you actually realize there are different types of outlets 62) When people give you funny looks because you are a gold or platinum elite member of your airlines 63) When you constantly feel like you have to catch up with TV programs, actors and other people or songs you are not familiar with 64) You don't think its strange that you haven't talked to your best friend in a while because you know you will always have a unique bond 65) You wake up in one country thinking you are in another 66) You don't feel at home at home anymore 67) When a friend talks about their dreams of traveling to across the world to a secluded country and you can give them all the best restaurants and places to visit. You're like the traveler guidebook. 68) You don't even bother to change your watch when traveling 69) You hate subtitles because you know there is someone that can make an accurate translation.. you! 70) When you have little or no contact with he locals but are best friends with people across the globe 71) When you think everyone else is a foreigner in a county foreign to you 72) When something unusual happens and it just doesn't seem to phase you as being something unordinary 73) When you speak many broken languages at once when you are drunk 74) When your friends take you to an 'ethnic' restaurant as a joke and you can read the menu, order food for them and actually stomach the meal 75) When you start introducing yourself followed by your country of origin.... 76) Your yearbooks are all different; made of fabrics known to that area and have stuff like elephants on them. Its your favorite keepsake. 77) Famous people like Uma Thurman went to your school and you had no idea until you researched (AES) 78)You have to change your passport because it's full... not because it's expired... and this several times during your school years 79)Paying a cop is not considered a bribe 80)You've dated people from other countries 81)You start to keep your experiences overseas to yourself because people look at you as though you are spoiled for having the opportunity to indulge in a new culture.. sad 82)You are afraid to go back to visit your school because you know no one will be there that you used to know, they all moved 83)You have the opportunity to intern at your Embassy/Commission over summer without qualifications 84)When you have free accommodation in any city you travel to around the world because some friend from the old days lives there! 85) you're scared of going 'home' because you haven't been there in so long, and changed so much, that you think people might not like you anymore 87) You have more than one driver's license, none of which are valid at home, that, or in college, you still can't drive! 88) You always have to think which side of the road to drive on
Pour que mariage et argent fassent bon ménage
- ulysse
- Mercredi 17/10/2007
- 09:18

Suite à l’affluence d’intérêt suscitée par le thème du régime matrimonial (re/lire notre article exposant les grandes règles théoriques applicables en la matière: régime matrimonial et expatriation), nous avons interrogé un cabinet de conseil en gestion de patrimoine (extranéité.com )
Son président, Michel Balem, répond à quelques questions qui vous donneront un éclairage plus pratique :
Qui sont les clients qui vous consultent? Quels sont les problèmes qu'ils rencontrent?
Mes clients sont essentiellement des personnes physiques et accessoirement des entreprises qui sont encore relativement peu sensibilisées aux problèmes liés à l’extranéité. Je suis surtout sollicité pour des clarifications concernant le régime matrimonial ou les conséquences potentielles d’un décès lors d’un séjour de longue durée à l’étranger. Beaucoup de questions également sur la fiscalité transfrontalière à l’occasion d’un retour programmé en France.
Comment le Droit International Privé est-il appliqué en France en cas de divorce, en cas de décès?
C’est un vaste sujet…D’abord, en France, ce n’est pas un droit codifié ce qui explique aussi qu’il soit assez mal connu et donc pas toujours appliqué. Disons que quand ça arrange tout le monde, on a un peu tendance à l’oublier. Ce n’est souvent qu’en cas de problème – un divorce par exemple - qu’il va resurgir. Quand il s’agit de régler une succession, le notaire ne va pas chercher pas à appliquer les règles de DIP pour la détermination du régime matrimonial du couple (Généralement : Décès en France au sein d’un couple qui s’est marié en France + Pas de contrat = Communauté réduite aux acquêts). D’ailleurs, dans la majorité des cas, le décès a lieu à une époque où tout le monde a oublié qu’il y a eu ces quelques années en expatriation au début de la vie du couple. Et puis, à supposer que le notaire ait eu connaissance de cette période d’expatriation antérieure susceptible d’avoir causé une mutation de régime matrimonial à l’insu de ses clients, il n’est pas évident que quiconque soit en mesure de déterminer la nature et la valeur du patrimoine du couple il y a 20 ou 30 ans en arrière, juste avant leur retour en France. Par contre, les règles de DIP en matière de droits des parties dans une succession internationale sont plus généralement appliquées par la force des choses : si le décès a lieu alors qu’on est domicilié à l’étranger ou si le couple possède un bien à l’étranger, ce sont des éléments sur lesquels on peut moins difficilement passer.
Quels sont les risques d'une méconnaissance par certains notaires? (risques pour l'employeur aussi)
Pour la personne physique, le risque se situe au niveau de la structuration de son patrimoine. Si elle ne signale pas au notaire les circonstances de son mariage, son expatriation etc…ou si le notaire méconnaît la matière, elle risque de mettre en place une stratégie de détention de son patrimoine et, plus tard, de transmission de celui-ci qui sera inadéquate.
Pour le notaire lui-même, le risque se situe au niveau des conséquences du défaut de conseil et de la non application du droit. Ceci dit, pour qu’il se matérialise, il faut qu’une partie ayant intérêt à ce que le règlement d’une succession ou la dissolution d’un régime matrimonial ait été traité différemment fasse valoir son bon droit. Ce tiers là pourrait être : l’administration fiscale ou la première épouse du défunt qui chercherait pour le premier à récupérer des droits de succession plus élevés pour l’autre à voir la taille de la succession revue à la hausse pour augmenter la part de la réserve qui reviendrait à ses enfants communs avec le défunt. Encore faudrait-il que ces parties connaissent leurs droits !
Pour les entreprises, le risque est moindre mais il existe également. L’entreprise a une certaine obligation de conseil envers les employés qu’elle envoie à l’étranger d’autant que le package « expatriation » qu’elle propose au couple est souvent très complet allant jusqu’à une assistance fiscale sur place. Ne pas sensibiliser l’expatrié aux conséquences potentielles de son départ sur le plan civil est donc un risque pour elle. Je n’ai pas encore eu connaissance de cas où un salarié ou sa famille se serait retourné contre son employeur pour ne pas l’avoir averti des conséquences potentielles civiles négatives de son expatriation mais ça pourrait arriver. L’obligation de l’entreprise est, en tout cas, au minimum de demander à ses salariés de prendre conseil sur les conséquences patrimoniales d’un départ à l’étranger.
Quel est le cas le plus courant que vous rencontrez?
Je traite surtout des questions de régime matrimonial. La grande majorité des couples se marient sans contrat et beaucoup de pays ont encore comme régime matrimonial de base la séparation de biens …Une fois que mes clients ont été alertés des complications auxquelles ils s’exposent, ils me demandent de les aider à remettre de l’ordre dans leur régime matrimonial. Je travaille là-dessus avec des notaires spécialisés sur les questions d’extranéité et de droit international privé.
Quels conseils pratiques pourriez-vous donner à un couple qui s'expatrie, qui est déjà expatrié?
Prendre conseil avant un départ et avant un retour s’impose. Il y a des questions d’ordre civil à traiter comme on l’a vu (régime mat) mais aussi des questions fiscales. Et puis… si on envisage de se marier pendant une période d’expatriation, ne pas oublier qu’on aura toujours intérêt à faire un contrat même si c’est pour opter pour le régime matrimonial légal de base français.
De l’intérêt d’un contrat de mariage
- ulysse
- Mercredi 19/09/2007
- 12:56

Que devient votre situation matrimoniale lors d’un départ à l’étranger ?
Voilà un sujet rarement abordé dans la documentation destinée aux expatriés, et sûrement encore moins par les DRH. Ces derniers commencent à s’intéresser aux problèmes soulevés par la carrière professionnelle du conjoint mais n’abordent pas forcément les questions qui relèvent de la vie privée. Et pourtant…un simple conseil de vigilance serait bien utile ! En France, la majorité des couples sont mariés sous le régime de la communauté de biens, régime légal français qui s’applique automatiquement en l’absence de contrat de mariage. Mais attention, en cas d’expatriation, ce régime est susceptible d’être modifié automatiquement en fonction de la loi du pays de résidence. C’est ainsi qu’on croit être sous un régime de communauté parce qu’on s’est marié en France … et qu’on se découvre dépendant du régime de séparations de biens (régime légal dans de nombreux pays). Lorsque cette prise de conscience intervient au moment d’un décès ou d’un divorce, les conséquences peuvent être dramatiques. Et ceci d’autant plus si un des conjoints a cessé de travailler pour suivre l’autre sur son lieu de travail : il n’aura alors aucun droit sur l’enrichissement acquis pendant cette période d’expatriation ! Sans rentrer dans les détails (nombreux cas particuliers…) les principes sont les suivants (ils sont régis par les dispositions de la Convention de la Haye du 14/03/78, entrée en vigueur en France le 01/09/1992) : Tous les époux mariés sans contrat de mariage sont soumis à la loi et au régime matrimonial légal de lieu de leur première résidence commune.
- Pour ceux mariés avant le 01/09/92 : ils sont soumis indéfiniment à cette règle, même s’il y a eu changement de nationalité ou de domicile après le mariage. Ils peuvent, dans certaines limites et en respectant une certaine procédure, décider de modifier volontairement le régime applicable après le mariage.<!--[endif]--> - Pour ceux mariés après le 01/09/92 : le changement de pays de résidence entraîne, dans un certain nombre de cas, un changement automatique de régime matrimonial (par exemple résidence habituelle d’une durée supérieure à 10 ans). Mais attention, les régimes antérieurs continueront à s’appliquer pour le patrimoine acquis pendant la période à l’étranger !... Pour en savoir plus : www.hcch.net , voir la Convention 25
Ou la Chambre des Notaires de Paris : www.paris.notaires.fr Devant ces questions complexes, accentuées par le développement de la mobilité internationale et l’accroissement du nombre de mariages entre personnes de différentes nationalités, un bon conseil : il est préférable d’établir un contrat de mariage, même si l’on souhaite adopter le régime français de communauté légale.
Donc, déjà mariés ou pas encore, résidents à l’étranger ou appelés à le devenir…vous avez tout intérêt à faire le point sur votre situation matrimoniale avec un notaire ou un spécialiste de ces questions.
Marie-Hélène Millie
Les dernières statistiques dans le rapport de l'AFE
- ulysse
- Dimanche 02/09/2007
- 21:30

A l'occasion de la VII ème session de l'AFE tenue en septembre 2007 , la Direction des Français de l'Etranger publie un rapport qui présente -entre autres- les dernières statistiques relatives aux Français de l'Etranger : la population française inscrite sur les registres consulaires de l'étranger s'élèverait à 1 373 988 personnes en décembre 2006 , soit une hausse de + 8,3% par rapport à 2005 et de +52,5% par rapport à 1995 !Parmi les nombreux tableaux chiffrés, on peut noter : - 76 % de la population française à l'étranger est concentrée sur 20 pays dont 8 en Europe Occidentale , 3 au Maghreb. Les USA sont la troisième destination.- Les autres zones enregistrent une forte hausse , tout particulièrement : l'Europe de l'Est, l'Afrique du Nord, l'Asie Océanie (la Chine : + 25 % entre 2005 et 2006 !).- Une féminisation et un rajeunissement de la population.- Une très forte prépondérance du secteur tertiaire (87%).- Une forte proportion de cadres supérieurs chez les actifs (un tiers contre 13% en France).L'intérêt de ce rapport n'est pas dans le détail des chiffres. Il est dans la manière dont l'auteur les relativise et s'interroge sur leur signification (rappelons que l'inscription consulaire n'est pas une obligation, donc que tous les Français de l'étranger ne sont pas recensés) .Ainsi les chiffres ne sont pas toujours le reflet de la réalité socio-démographique. Une hausse des inscriptions consulaires peut s'expliquer parfois par une modification des procédures administratives .2006 a également probablement bénéficié d'un effet "élections présidentielles". Enfin , l'analyse de la composition de la population inscrite (par exemple la forte proportion de femmes) révèle peut être davantage une différence de comportement par rapport à la procédure d'inscription consulaire , qu'une réalité de la population .A noter : ces chiffres ont été rapportés aux statistiques locales dans huit pays représentant 40 % de la population hors de France (les six premiers pays européens plus deux pays d'Amérique du Nord) . Le taux de couverture moyen serait de 67 % (ce qui signifierait que les inscrits représentent 67 % du nombre réel de Français sur place ou encore que le nombre réel de Français = nombre d'inscrits x 1,5 environ).Commentaire : estimation intéressante , qui diffère sensiblement du discours courant selon lequel un Français sur deux ne serait pas inscrit au consulat . Le rapport ne serait donc pas de 1à 2 mais de 1 à 1,5, ce qui diminue les estimations habituelles . D'autant plus que les pays où ces études statistiques locales ont été menées sont probablement ceux où la couverture réelle est la plus faible ( pays plus "faciles" que d'autres plus éloignés ou plus risqués).Comme quoi ...il faut toujours se méfier des chiffres !MHMA lire : (à partir de la page 15) http://www.assemblee-afe.fr/IMG/File/00-AFE%20BD.pdf
Enlèvement, prise d'otages, soulèvement, chantage : la vie de tous les expatriés n'est pas de tout repos.
- ulysse
- Vendredi 06/07/2007
- 11:11

Toutes les expatriations ne se ressemblent pas. Partir en Belgique ne présente indubitablement pas les mêmes risques sécuritaires qu’un départ dans des zones plus sensibles.
L’enlèvement,hier, de la petite britannique au Nigeria, n’est malheureusement pas un cas isolé. Cette année, la France a eu notamment à déplorer la mort d’une française, Elsa Serfass, qui travaillait pour l'ONG de Médecin sans frontière (MSF) assassinée le 11 juin dernier dans le nord- ouest de la Centrafrique (juin 2007). Un peu plus tôt, fin février, ce sont quatre Français expatriés qui étaient assassinés lors d’un pique nique dans une attaque dans le désert en Arabie saoudite.
Comment se prémunir de tels risques.
Tout d'abord, le Ministère des Affaire étrangères a ouvert un site d'informations très détaillé fournissant des informations pays par pays, régulièrement mis à jour.
Par exemple à propos du Nigeria, vous pouvez lire des informations on ne peut plus claires sur le type et le niveau de danger :
« Tout voyage dans les états de Bayelsa, Rivers, Delta et Akwa Ibom est à proscrire absolument. La situation sécuritaire continue à se dégrader dans les environs d’Abuja et les agressions sont désormais fréquentes dans la ville elle-même. Il est recommandé de ne pas se déplacer à pied en ville la nuit et de rouler vitres et portières verrouillées en voiture. Plusieurs agressions armées ont été signalées dans des immeubles et maisons individuelles d’Abuja et de la périphérie. Excepté à Lagos et Abuja, la faible mise en valeur des ressources touristiques fait que le Nigeria ne constitue pas une destination de villégiature. La délinquance (vols, agressions physiques) y est endémique et peut aller, dans certains cas, jusqu’à la prise d’otage. L’insécurité se manifeste par des attaques diurnes et nocturnes, sur les routes et dans les villes, y compris aux domiciles, par des groupes armés à la recherche d’argent, d’objets de valeur ou de véhicules… »
Mais, il est évident que cette seule lecture est insuffisante. Que font les entreprises? Que peuvent-elles faire ?
- Un voyage de reconnaissance préalable pour l’expatrié et sa famille (et décider si le reste de la famille part) - Une préparation de l’expatrié (et idéalement de la famille qui va l’accompagner) avant de partir. Les correspondants de la BBC qui partent dans des zones à risques, suivent des stages de "hostile environment" au cours desquels ils sont mis en situation réelle : simulation musclée d’enlèvement …etc. - Informer l’expatrié des différents risques : enlèvement, émeutes …et les procédures à suivre en l’espèce. Le réseau local est essentiel et pas seulement entre les salariés d'une même entreprise ou de même nationalité. Etre en contact avec les autres expatriés, de nationalité différente permet d'élargir au maximum les informations disponibles rapidement. - Mise en place d’un système d’information très rapide des événements au moment où ils se produisent. La radio Couleur France reçoit les informations du Ministère des Affaires étrangères en temps réel ce qui leur permet de relayer l’information immédiatement sur leurs ondes. - Un plan d’évacuation à jour. - Une cellule clairement identifiée, sur place ou non, de personnes préparées. - Des passeports et des visas toujours à jour.
Des entreprises spécialisées dans la gestion du risque et la sécurité des personnes à l’étranger se sont développées.
Sécurité sans frontière dont le site est uniquement accessible aux adhérents, Geos à visiter absolument : le site regorge d’informations y compris la lecture de leur lettre mensuelle. International SOS spécialisé dans l’assistance médicale offre également des services en matière de gestion de crise.
Si les grandes entreprises sont plutôt bien organisées, le problème se pose de façon plus cruciale pour les PME et pour ceux qui partent sans structure locale comme c’est souvent le cas des VIE.
Françoise Menou
En savoir un peu plus sur Couleurfrance
- ulysse
- Mercredi 06/06/2007
- 09:53


Après notre passage à l’antenne de la nouvelle radio Couleurfrance, nous avons eu envie d’en savoir plus et avons rencontré Michel Garnier qui est à l’origine de cette excellente initiative : permettre à chaque Français expatrié où qu’il soit dans le monde, d’écouter une radio qui lui est entièrement dédiée, proche de ses préoccupations et de ses aspirations.
Couleur France c’est :

- 22 rubriques déroulées par cycle de 3 heures, cinq fois dans la journée, de manière à n’oublier aucun fuseau horaire !
- Des informations sur l’actualité avec une attention toute particulière accordée à la sécurité, ainsi qu’une météo internationale qui fait le tour de la planète.
- Des thèmes pratiques : vie des expatriés petits et grands, tourisme, spectacles, livres et revues de presse, cuisine, sites internet …
- Une programmation musicale fédératrice et majoritairement française.
- Des informations plus techniques liées à l’expatriation : droit, fiscalité, argent …Très utiles, ces rubriques bénéficient de la participation des meilleurs spécialistes.
C’est aussi et surtout le dynamisme et l’enthousiasme de Michel Garnier, professionnel chevronné de la radio (ancien directeur de programme de RTL), et de sa jeune équipe issue de l’école de radio toute proche (Studio Ecole de France) et pour qui cette expérience constitue un formidable tremplin.
Les premiers résultats sont très encourageants en termes d'audience , dépassant de loin les prévisions. Beaucoup de projets sont à venir : mise en place prochaine de podcasts pour permettre de réécouter les émissions (particulièrement utile pour les difficiles questions techniques !), amélioration du site, collaboration avec d’autres medias.
Nous souhaitons longue vie et plein succès à cette nouvelle radio.
Françoise Menou et Marie-Hélène Millie
Ma vie d'expat dans Courrier cadres
Le magazine Courrier Cadres a lancé depuis le mois d’octobre 2006 une série d’articles intitulés « ma vie d’expat ». L’accès aux articles du magazine est réservé aux abonnés! ( 24 euros/1 an).
Ces reportages sont axés sur une ville plutôt qu’un pays, ce qui permet de lire des informations réellement intéressantes car précises. L’inconvénient d’écrire un article sur un pays, réside dans la nécessaire diversité des situations rencontrées selon les villes. Depuis le début les villes de Medeline (Colombie), Londres, Shanghai, Amsterdam, Frankfort, Singapour, Alger ont été traitées. Les articles donnent des informations sur le monde du travail : facilité et rapidité des licenciements : « selon la législation du travail le dernier embauché est le premier licencié » nous apprend l’article ! mais des indemnités de licenciement généreuses si l’on a travaillé un an dans l’entreprise. Les relations dans l’entreprise sont abordées (simplicité et hiérarchie peu rigide) et pas d’heure de travail au-delà de 17h00 (« faire des heures sup n’est pas un mérite mais trahit plutôt un défaut d’organisation. ») Les nombreux avantage sociaux tels que les congés paternité sont décrits. Ils ont cependant une contrepartie non négligeable : des prélèvements fiscaux très élevés : 52,1% du revenu ! L’article aborde de même la difficulté de se loger (pénurie de logement et inflation des loyers) et le style de vie. J’ai trouvé très appréciables les informations concrètes sur le travail des cadres étrangers (bon niveau d’employabilité selon les branches d’activité, mais l’anglais n’est pas suffisant) et un exemple de salaires et de loyer. Si vous n’êtes pas abonnés, vous pouvez tout de même lire les témoignages de trois expatriés.
Françoise Menou
Qui part?
Après l’article du Monde, voici un article des Echos « Débuter à l’étranger » (cahier spécial jeunes diplômés, 29.05.2007.page 10). L’article met en exergue la volonté d'un nombre croissant de jeunes diplômés à vouloir tenter leur chance à l’étranger, volonté qui n’est pas totalement suivie par les entreprises. Selon les chiffres de la Conférence des grandes écoles, en 2006 13% des jeunes diplômés sont à l’étranger (2005 :13% ; 2004 :12% ; 2003 :10%). On y compte de plus en plus de femmes. Ces jeunes y voient un intérêt personnel (découvrir une nouvelle culture, une certaine ouverture d’esprit) ; et professionnel (niveau de langue, capacité d’adaptation, réseau). L’article conseille une bonne préparation (espace international de l’ANPE, l’Apec, Eures). Mais voilà, les entreprises préfèrent souvent former un jeune avant de l’envoyer à l’étranger (chez Total il faut attendre 2 ans). L’autre solution c’est le VIE. Bien évidemment il faut préparer son retour notamment « en se tenant au courant des évolutions de l’emploi en France et en consultant régulièrement les offres d’emploi ».
Cet article me donne un prétexte pour aller un peu plus loin. Les chiffres mentionnés ne concernent que les ingénieurs et autres diplômés en gestion (Conférence des grandes écoles). Où sont les universitaires ? Ceux qui auront peut-être à l’issue d’une année Erasmus trouvé un emploi sur place ? Toutes catégories confondues, combien de temps restent-ils en poste et dans quel secteur d’activité ? Dans des filiales d’entreprises françaises ou des entreprises locales ? Pour quel type de poste sont-ils recrutés ? Un poste correspondant à leur diplôme ? Comment contournent-ils l’obstacle de la langue ? Le contournent-ils d'ailleurs?
Des informations complémentaires seraient les bienvenues;
Françoise Menou
Une étude de la CFE
Le Magazine Le Point du 24 mai 2007 reprend un thème que nous avions déjà évoqué, l’expatriation des retraités, en s’appuyant sur une étude effectuée fin 2006 par la Caisse des Français de l’Etranger (CFE). Principal résultat de cette enquête : Le nombre de Français partis vivre leur retraite à l’étranger a fortement augmenté, soit + 13% en 5 ans. Le Maroc reste une destination privilégiée, favorisée en particulier par une politique fiscale avantageuse. Mais on constate aussi un intérêt croissant pour l’Asie du Sud Est (Thaïlande, Vietnam, Cambodge). Le continent américain est en baisse, excepté le Brésil. Corollaire de cette installation à l’étranger : les programmes immobiliers se développent dans ces pays (la semaine dernière s’est tenu à Paris un Salon de l’Immobilier Marocain). Rappelons qu’investir à l’étranger nécessite une vigilance accrue , devant s’exercer à la fois sur la qualité de l’investissement, le coût réel de l’opération et sa flexibilité, les conditions de vie d’un pays qu’on ne connaît pas forcément très bien… Malgré tout, ne faut-il pas relativiser ces chiffres ? Le taux de croissance des immatriculations dans les consulats à l’étranger a augmenté plus fortement encore : plus 25 % environ entre 2002 et 2006 pour atteindre 1 373 988 Français immatriculés à l’étranger fin 2006. Le mouvement général semble donc plus fort que le mouvement des retraités. Ces immatriculations ont cru très fortement en 2006 (+8,3%), probablement un effet des élections présidentielles… Par ailleurs, n’oublions pas que les immatriculations ne représentent qu’une partie de la présence réelle des Français à l’Etranger, estimée à la moitié environ par les services statistiques de nos ministères. Cela ne m’explique toujours pas comment en arrive à la contradiction suivante : - plus d’un million de retraités français à l’étranger, surprenant chiffre relevé dans plusieurs articles de presse ces derniers mois. - Une population française totale à l’étranger de …. 2,6 Millions de personnes environ ? Sachant que cette population inclut des salariés et entrepreneurs actifs ainsi que leur famille (conjoint, enfants…) , des étudiants, des retraités …. La part de ces derniers est-elle réellement aussi forte ? Autre hypothèse (qui n’engage que moi !) : le nombre de Français non immatriculés à l’étranger pourrait être supérieur aux estimations … Pour accéder aux statistiques des imatriculations consulaires : http://www.mfe.org/default.aspx?SID=13090 Marie Hélène Millie
Articles suivants
|
|
Derniers commentaires
→ plus de commentaires